Le Gouvernement de la République démocratique du Congo, à travers le ministère des Finances a organisé, du 15 au 16 octobre 2026 à Kinshasa, un atelier de restitution des évaluations PEFA 2024. Menée sous la coordination du Comité de Pilotage et d’Orientation de la Réforme des Finances Publiques (COREF), cette évaluation porte sur la performance générale de la gestion des finances publiques. Elle intègre également une dimension Genre et prend en compte les enjeux climatiques dans les politiques budgétaires.

Organisées avec l’appui d’ENABEL et de la Banque mondiale, ces assises ont réuni les représentants des institutions publiques, des organes de contrôle, de la société civile ainsi que des partenaires techniques et financiers. L’objectif poursuivi a été de présenter les résultats des évaluations, apprécier les progrès réalisés et identifier les actions prioritaires pour renforcer la gouvernance financière en RDC.

Lors de la cérémonie d’ouverture des travaux le 15 octobre 2026, Son Excellence madame la Vice-ministre des Finances a réaffirmé la détermination du Gouvernement à poursuivre la modernisation du système de gestion des finances publiques, conformément à la vision du Président de la République, Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Quatrième exercice du genre après ceux de 2008, 2012 et 2019, l’évaluation PEFA 2024 concerne les exercices budgétaires 2021 à 2023. Elle met en évidence des avancées encourageantes dans la gestion des finances publiques en RDC, malgré une performance globale stable. Sur les 31 indicateurs évalués, huit ont enregistré une progression, notamment dans les domaines de la mobilisation des recettes, de la gestion de la dette publique, de la documentation budgétaire et des prévisions macroéconomiques. Parmi ces avancées, deux indicateurs ont atteint la note B, témoignant d’une amélioration considérable des performances. S’agissant particulièrement de la mobilisation des recettes, les résultats révèlent une évolution significative, les recettes effectivement recouvrées représentant désormais entre 94 % et 112 % des prévisions budgétaires, contre moins de 92 % lors de l’évaluation précédente.

Pour la première fois, cette évaluation intègre également les dimensions Genre et Climat, marquant une étape importante vers une gestion des finances publiques plus inclusive et durable. Cependant, si des progrès sont constatés, quelques défis persistent, particulièrement dans la gestion des investissements publics, la maîtrise des dépenses ainsi que les mécanismes de contrôle et d’audit.

Son Excellence madame la Vice-ministre a toutefois rappelé que ces résultats, arrêtés au 31 décembre 2023, ne prennent pas en compte les réformes majeures engagées depuis 2024. Parmi celles-ci figurent la mise en place du Compte unique du Trésor, la digitalisation des marchés publics, la rationalisation de la masse salariale et la déconcentration de l’ordonnancement devenue opérationnelle en février 2026.

Le COREF a été chargé d’engager les opérations devant concourir à l’actualisation du plan de réforme des finances publiques.

À travers cette démarche, le Gouvernement congolais réaffirme sa détermination à consolider les acquis, corriger les insuffisances identifiées et accélérer la mise en œuvre des réformes structurelles. L’ambition demeure celle de bâtir, en République démocratique du Congo, un système de gestion des finances publiques plus crédible, plus transparent, plus inclusif et davantage tourné vers les besoins des citoyens.