Il s’est tenu ce mercredi 12 novembre 2025 à l’hôtel ROTANA de Kinshasa, une Revue de la Performance du Portefeuille-Pays (CPPR) placée sous le thème : « Accélérer la mise en œuvre des projets du Gouvernement financés par la Banque mondiale ».
Organisée conjointement par la Banque Mondiale et la Cellule de Suivi des Projets et Programmes (CSPP), cette activité a connu la participation des représentants de la Banque mondiale en RDC, ceux du Gouvernement, notamment, du Ministère des Finances, (Cabinet, CSPP et DGDP), des Coordinations des projets financés par la Banque Mondiale (Coordonnateurs, Spécialistes en Passation des Marchés et Responsales Administratifs et Financiers). Y ont également pris part, les secrétaires généraux, les délégués des ministères sectoriels, ceux de l’Office des Routes, de la SNEL, la REGIDESO, l’ANSER, l’OVD, ainsi que des partenaires internationaux.
Il sied de noter qu’avec un portefeuille évalué à 7,49 milliards USD au 1ᵉʳ juillet 2025, réparti sur 22 projets actifs, la RDC bénéficie aujourd’hui d’un appui substantiel de la Banque mondiale dans des secteurs clés tels que la Gouvernance, la santé, l’éducation, l’énergie, les infrastructures, la protection sociale ainsi que la réponse aux crises sanitaires, climatiques et sécuritaires. Cependant, ce portefeuille reste confronté à des défis persistants, notamment, les capacités limitées des Unités de Gestion des Projets, les lenteurs dans les avis de non-objection, les contraintes sécuritaires à l’Est, la coordination interinstitutionnelle fragile et l’insuffisance des documents de sauvegarde.
Pour ce faire, le CPPR 2025 a adopté une approche résolument opérationnelle autour de 4 leviers stratégiques, à savoir : (i) L’accélération des décaissements (objectif : 30 % en 2026) via une planification proactive et la réduction des goulots d’étranglement ; (ii) L’amélioration de la qualité d’exécution et gestion renforcée des risques fiduciaires, environnementaux et sociaux ; (iii) L’adaptation du portefeuille dans les zones d’insécurité, incluant la supervision à distance (GEMS, TPM) et la relocalisation ciblée des activités ; (iv) Le recalibrage des partenariats opérationnels, notamment avec les agences onusiennes, en privilégiant les capacités nationales et locales.
Après une croissance rapide du portefeuille au cours des cinq dernières années, l’enjeu est désormais clair : transformer ces engagements financiers en résultats concrets et visibles pour la population.
A la lumière des propositions et recommandations formulées lors de ces travaux, un plan d’actions conjoint Gouvernement–Banque mondiale sera finalisé afin d’améliorer la performance globale du portefeuille et d’assurer un meilleur alignement avec le Cadre de Partenariat Pays.
