Kinshasa a accueilli du 7 au 17 avril 2026 une mission d’assistance technique du Département des finances publiques du Fonds monétaire international. Consacrée au renforcement de la gestion de la trésorerie de l’État en République démocratique du Congo, cette intervention s’inscrit dans le cadre des réformes engagées par le Gouvernement pour améliorer la soutenabilité des finances publiques.

Conduite par Matthieu Sarda et Nabil Hamliri, la mission avait pour objectif d’appuyer l’opérationnalisation effective de la gestion de la trésorerie de l’État, dans un contexte caractérisé par la déconcentration progressive de l’exécution des dépenses et le déploiement du Compte unique du Trésor. Elle s’inscrit dans la volonté du Gouvernement d’aligner les procédures de gestion de la trésorerie de l’Etat sur les normes internationales.

Ces assises ont réuni plusieurs structures clés de l’Administration publique, notamment le ministère des Finances, le ministère du Budget, la Direction générale du Trésor et de la comptabilité publique, ainsi que les régies financières et la Banque centrale du Congo. Au total, une vingtaine d’experts issus de différentes institutions ont participé à ces échanges techniques, organisés sous la coordination du Comité de pilotage et d’orientation de la réforme des finances publiques (COREF). Ces travaux ont permis de dresser un diagnostic approfondi du dispositif actuel, mettant en évidence des avancées institutionnelles, notamment, la création du Comité de trésorerie.

Afin de renforcer les pratiques de gestion actuelle, quelques pistes d’amélioration se sont dégagées de ces échanges, notamment la standardisation des outils de collecte et de traitement de l’information, l’amélioration de la coordination entre les différentes administrations concernées, ainsi que la mise en place d’indicateurs de performance visant à mieux piloter la trésorerie et à réduire durablement les écarts entre les prévisions et leur exécution.

La mission a également introduit l’outil CFAT, destiné à améliorer la prévision et le suivi des flux de trésorerie. Son appropriation par les équipes nationales, malgré certaines contraintes techniques et structurelles, constitue une avancée importante vers une gestion proactive, fondée sur des données fiables et actualisées.

Une séance de restitution organisée le 16 avril 2026 a permis de présenter l’ensemble des constats et recommandations, ouvrant la voie à une consolidation des réformes en cours. L’objectif est de doter la RDC d’un système de gestion de la trésorerie plus efficace, capable de garantir la régularité des paiements, de prévenir les arriérés et d’optimiser l’utilisation des ressources publiques.