La salle de réunion du Comité de Pilotage et d’Orientation de la Réforme des Finances Publiques (COREF) a servi de cadre à la tenue d’une série des réunions organisée dans le cadre d’une mission du Département des Finances Publiques du Fonds Monétaire International (AFRITAC Centre).
Dépêchée à la demande du Gouvernement, cette mission s’inscrit dans la dynamique des réformes pilotées par le Comité de pilotage et d’orientation de la réforme des finances publiques (COREF), visant la modernisation de la gestion comptable de l’Etat. Elle concerne principalement l’élaboration d’un manuel des procédures de fonctionnement des postes comptables ministériels, outil clé pour renforcer la performance du personnel comptable de l’Etat.
Conduite par l’expert du FMI Biaise Yehouenou, ladite mission se déroule en trois phases, combinant des travaux sur site et à distance. Après une première étape consacrée aux échanges techniques et à la collecte des données en mars, ce programme de travail en cours, particulièrement dense, prévoit une série de réunions techniques avec les principaux acteurs du système de gestion financière de l’État, notamment le COREF, la Direction Générale du Trésor et de la comptabilité publique ainsi que la Coordination Informatique Interministérielle (CII). Ces travaux portent sur l’analyse de la qualité des balances comptables, l’identification des faiblesses dans les procédures existantes, ainsi que l’amélioration des applications « Compta » et « Tréso » développées naguère par le Gouvernement en vue d’automatiser les procédures d’enregistrement des opérations comptables et celles relatives aux mouvements des flux de trésorerie.
Les experts et cadres nationaux examinent également des aspects cruciaux tels que l’ergonomie des journaux auxiliaires, les règles d’attribution des comptes, ou encore le dispositif de consolidation des données comptables. L’objectif est de mettre en place des mécanismes fiables et harmonisés permettant une meilleure production de l’information financière de l’État.
La mission prévoit, en clôture, une série de restitutions techniques auprès des autorités nationales, afin de présenter les conclusions et recommandations issues des travaux.
À travers cette initiative, les autorités congolaises réaffirment leur engagement à moderniser la gestion des finances publiques et à renforcer la fiabilité des comptes de l’État, un enjeu majeur pour la gouvernance économique et la confiance des partenaires techniques et financiers.

